Printemps 1973. Un archéologue britannique du nom de Robin Birley fouillait la boue noire et gorgée d'eau de Vindolanda — un fort militaire romain juste au sud du mur d'Hadrien, dans le nord de l'Angleterre. Il a repéré de fines lamelles de bois dans la vase et les a prises pour des chutes d'atelier. Puis il en a levé une vers la lumière. Des mots en latin y étaient tracés à l'encre, sur du bois de bouleau plus fin qu'une carte postale. Cette lamelle avait presque mille neuf cents ans. Et elle allait faire parler les morts.

The place
Hadrian's Wall
Vindolanda — Voix du bout du monde
De fines lamelles de bois qui parlent après deux mille ans de silence
Morale de l'histoire
“Les découvertes historiques les plus marquantes ne sont pas toujours des trésors d'or ou des inscriptions monumentales — parfois ce sont les mots les plus ordinaires qui nous rappellent, à travers les millénaires, que nous avons toujours été les mêmes : des êtres qui ont besoin de chaleur, d'amitié et de quelqu'un avec qui fêter un anniversaire.”
Personnages
Source
Robin Birley, "Vindolanda: A Roman Frontier Fort on Hadrian's Wall" (2009); Alan K. Bowman, "Life and Letters on the Roman Frontier: Vindolanda and its People" (2003); Tab. Vindol. II 291 (Claudia Severa's birthday invitation); British Museum Vindolanda Tablets Online (vindolanda.csad.ox.ac.uk)