Dans les années 1930, des archéologues ont ouvert un mur à Persépolis — capitale de l’Empire perse, dans l’Iran actuel — et découvert trente mille tablettes d’argile scellées à l’intérieur. Des registres comptables. Qui était payé, combien de grain, combien d’ouvriers. Rien de palpitant. Jusqu’à ce que quelqu’un les lise. Dans ces reçus se cachait la preuve que le plus grand empire du monde payait les femmes autant que les hommes — vingt-cinq siècles avant que quiconque n’ouvre le débat.

The place
Persepolis
Celles qui dirigeaient l’Empire
Trente mille tablettes d’argile ont révélé ce qu’aucun historien grec n’a jamais raconté : un empire qui payait les femmes autant que les hommes, leur accordait un congé maternité et où des reines décidaient qui monterait sur le trône
Morale de l'histoire
“Pendant vingt-quatre siècles, l’Occident s’est raconté que l’Empire perse n’était qu’un royaume de plus où les femmes n’avaient aucun pouvoir. Puis trente mille tablettes d’argile ont pulvérisé ce mythe. Elles ont montré un empire où les femmes touchaient le même salaire, bénéficiaient d’un soutien à la maternité, dirigeaient de vastes domaines et décidaient qui monterait sur le trône. La preuve était là depuis toujours — scellée dans un mur, durcie par le feu, attendant que quelqu’un prenne enfin la peine de la lire.”
Personnages
Source
Hallock, R.T., Persepolis Fortification Tablets (1969); Henkelman, Wouter, The Other Gods Who Are (2008); Brosius, Maria, Women in Ancient Persia (1996); Koch, Heidemarie, Frauen und Schlangen (2002); Llewellyn-Jones, Lloyd, King and Court in Ancient Persia (2013); Herodotus, Histories III.133-134, VII.2-3; Aeschylus, The Persians (472 BCE); Briant, Pierre, From Cyrus to Alexander (2002)