Trois pierres sont posées dans un mur à Baalbek, au Liban. Chacune pèse huit cents tonnes. Elles forment les fondations du temple de Jupiter — le plus grand édifice religieux jamais bâti par l'Empire romain. Elles s'emboîtent si parfaitement qu'une lame de rasoir ne passe pas entre elles. Pas de mortier. Pas de ciment. Rien que du calcaire contre du calcaire, maintenu par la gravité et le savoir-faire d'ingénieurs qui n'ont jamais laissé leur nom.

The place
Baalbek
Les pierres qui ne devraient pas exister
Les blocs de huit cents tonnes qui ont défié toute explication pendant des siècles — et la carrière qui garde encore la plus grande pierre taillée de l'histoire
Morale de l'histoire
“La vraie mesure de l'ambition, ce n'est pas ce qu'on termine — c'est ce qu'on ose commencer. Les Romains ont laissé la plus grande pierre jamais taillée inachevée dans une carrière, et deux mille ans plus tard, on se demande encore ce qu'ils avaient en tête.”
Personnages
Source
Adam, Jean-Pierre. 'A propos du trilithon de Baalbek,' Syria Vol. 54, 1977; Abdul Massih, Jeanine & German Archaeological Institute, 2014 excavation reports; Kalayan, Haroutune. 'The Engraved Drawing on the Trilithon,' 1969; Twain, Mark. The Innocents Abroad, 1869; Archaeology Magazine, March/April 2015; Guinness World Records, Largest Megalith from Antiquity